L’École d’agriculture de Nicolet propose une formation en production de lait de chèvre. Les participants feront partie d’une cohorte en production laitière. Le projet débutera le 11 août prochain à Nicolet.

Le diplôme d’études professionnelles (DEP) en production laitière comporte des volets en production animale, en production végétale, en mécanique et en bâtiments. En plus de la production laitière bovine du programme, l’École proposera des heures de formation spécifique à la production de lait de chèvre : anatomie et physiologie de la chèvre, traite et contrôle laitier, soins et hygiène de la chèvre, alimentation de la chèvre laitière, génétique et reproduction de la chèvre laitière. Les stages en alternance travail études (ATE) pourront être effectués tout au cours de la formation sur des fermes caprines.

Les diplômés termineront leur formation avec un DEP en production laitière et une attestation de formation en production laitière caprine. Le DEP est éligible à une prime à l’établissement de 20 000$.

Les conditions d’admission sont de posséder un secondaire 5 ou, un secondaire 4 avec français, anglais et mathématiques ou, avoir 18 ans avec français de secondaire 3 et réussir un test de développement général (TDG). Onze places sont disponibles. Pour plus d’information et inscription, téléphonez à Line Bergeron à l’École d’agriculture au 819 293-5821 poste 2363.

Source: lecourriersud.com

 

La Réunion invente “son” cabri de demain

On 16 May 2010, in Nouvelles, by Charlotte

FOIRE AGRICOLE. La filière caprine continue sa marche en avant. La preuve hier à Bras-Panon avec le concours de cabris, mais également un point sur l’avancée de la sélection génétique qui donnera naissance à une nouvelle race boer pour les DOM.

FOIRE AGRICOLE

Une mission délicate. La Réunion a été chargée par le gouvernement de mener à bien la sélection du futur cabri des DOM par la réalisation d’un standard de race. “Nous sommes en train de constituer notre propre race boer, en fait l’idéal du cabri boer, que ce soit pour la chèvre ou le bouc”, commente le chargé des affaires agricoles à la chambre verte, Eric Soundrom. Une mission confiée à la chambre et à l’Association départementale pour la promotion et l’élevage de cabris boer à la Réunion (ADPECR).

29 points de contrôle

Une race considérée comme plus apte à porter la filière vers le haut car présentant l’avantage de produire plus de viande par rapport à la chèvre pays dont le poids de la carcasse est faible : 28 kilos à 12 mois, contre 42 kilos pour le boer. “Cela tout en répondant aux attentes du marché cultuel”, poursuit le spécialiste. C’est donc vers la race boer que se tourne désormais la majorité des élevages. Mais pourquoi définir de nouveaux standards pour une race déjà connue et reconnue ?

Les chèvres et boucs d’origine boer présents dans l’île ne sont pas des “pure race”. Les animaux importés d’Afrique du Sud dans les années 80 s’étant depuis croisés avec les chèvres pays quand ils n’ont pas été sacrifiés (70 à 90 % des boucs sont destinés localement aux sacrifices religieux). Impossible dans le même temps de faire venir de nouvelles bêtes avec l’embargo sur les importations depuis l’Afrique australe, la patrie du boer dans le monde, pour cause de maladies comme celle de la vallée du Rift. Les importations depuis l’Europe sont également interdites depuis 2007. C’est donc par une sélection rigoureuse du cheptel local que la Réunion est en train de sélectionner cette race de demain sur la base d’une multitude de critères (29 points de contrôle depuis la forme de la tête jusqu’à la taille des organes génitaux).

Des conditions d’élevage différentes avec l’Afrique du Sud sont une autre raison à l’émergence d’une nouvelle race. Une fois le cahier des charges défini puis validé début 2011 par l’Etat, environ huit ans seront nécessaires pour la création d’une race pure par la reproduction des meilleurs spécimens. Le boer DOM sera plus haut et plus long que son cousin sud-africain et aura des cornes plus longues. Le travail de sélection a déjà commencé avec un pointage en cours du cheptel.

La chèvre pays n’est pas pour autant abandonnée avec la réalisation d’un programme de conservation. Pour accompagner la filière, des aides nationales ont été actées pour une enveloppe annuelle de 300 000 euros à partir de 2011. À terme, avec l’émergence de ce “nouveau cabri”, la filière compte gagner des parts de marché et notamment faire son entrée sur les assiettes réunionnaises via une meilleure présence dans les grandes surfaces et les boucheries. Objectif : couvrir 50 % de la consommation locale en viande de cabri tout en maintenant le mode de commercialisation dual (sacrifice cultuel et production de viande). Cela en favorisant l’émergence de nouveaux élevages, en accroissant la rentabilité pour les éleveurs et en faisant baisser le prix du kilo produit localement. Actuellement, le kilo de viande pays reste deux fois plus cher que la viande importée.

La viande de cabri est reconnue comme la plus pauvre en cholestérol. Le troisième concours de cabris organisé hier à la foire de Bras-Panon (8 prix au total) a notamment récompensé dans la catégorie meilleure chèvre Hubert Lebon (La Plaine-des-Cafres) et pour le meilleur bouc, Roberto Bègue (Le Tampon).

Philippe Madubost

Programme du jour

6h à 14h : Marché de producteurs (place de la mairie)

Toute la journée :

- Stand chambre d’Agriculture : animation et informations sur la filière bio

- Dégustation de tisane bio

- Dégustation de jus de canne “bio” (Jardin Bio)

Soirée maloya nout’tradition

10h-12h : Démonstration de karaté/Revathi dance

16 h : finale radio crochet

20 h : Ambala (live)

22h : Lindigo (live)

Source: www.clicanoo.re

 

Inter Bio Bretagne

Depuis quelques années, la laiterie de Kerguillet s’est engagée dans un modèle de production qui associe un savoir faire éprouvé à un engagement profond dans la bio. « L’année 2003 est une étape dans l’évolution de l’entreprise. Nous nous sommes clairement orientés vers la fabrication de produits bio ». Xavier Maréchal, directeur de l’entreprise, et ses 13 salariés transforment aujourd’hui des laits de vaches, de chèvres et de brebis, en bio et en conventionnel. « En 2002, 100% de la collecte était en conventionnel. Actuellement, la part du bio représente 50% de notre activité ». A entendre le directeur évoquer le potentiel de la bio, nul doute que cette part augmentera encore dans les prochaines années. « Notre projet d’entreprise intègre une éthique sociale, environnementale et territoriale. Nous privilégions les partenaires locaux, qui partagent nos valeurs ». Le lait est collecté dans le Morbihan, en voiture et citernes. Pas de gros camions. Les volumes sont faibles. « En lait de chèvre, nous collectons souvent chez des producteurs qui transforment et vendent une partie de leur production en direct ». C’est pourtant bien grâce au lait de chèvre que l’entreprise entend se développer.

Diversifier la production

La gamme de produits frais, fabriqués à partir de lait de chèvre bio, est déjà large: yaourts, faisselle, crème fraîche, poudre et kéfir (boisson issue de la fermentation du lait). L’entreprise vient cependant d’investir 200 000 euros, dans des locaux et du matériel, pour étoffer cette gamme et produire des fromages. « C’est un challenge », conçoit le directeur. « La fabrication de fromages présente l’avantage, contrairement aux yaourts, par exemple, de concentrer le produit. Il y a beaucoup moins de volume de matière à sortir de l’usine qu’à rentrer. Le deuxième avantage, c’est la possibilité de stocker le produit et d’allonger ainsi les dates de péremption ». La laiterie proposera prochainement un fromage à pâte molle de 15 jours d’affinage et une tomme de 6 à 8 semaines d’affinage. Intéressant pour ajuster les ventes en période de forte collecte.
80 000 litres de lait de chèvres bio sont aujourd’hui collectés. Le potentiel de collecte, dans le Morbihan, est estimé, par Xavier Maréchal, à 350 000 litres. L’entreprise de Kerguillet aimerait faire son trou, en Bretagne, aux côtés de gros collecteurs comme Colarena et Triballat.

Embauches

Si la collecte est locale, la commercialisation de produits est nationale. Essentiellement dans les magasins spécialisés, sous la marque « Etikébio » mais aussi en grande distribution. 10% de la production est vendue en GMS. « Le challenge est de sécuriser l’approvisionnement sur l’année ». Le directeur mise sur le développement de la filière. « Le lait de chèvre bio souffre encore d’un déficit d’image. Le consommateur assimile le lait de chèvre conventionnel à du bio ou à un produit de terroir. C’est plus difficile de se démarquer qu’en production de lait de vache. Néanmoins, il y a de la place pour la production ». La laiterie de Kerguillet se chargera de la transformer, avec quelques nouveaux salariés. L’entreprise vient d’embaucher une spécialiste de la production fromagère. Deux nouveaux techniciens intégreront l’équipe l’an prochain.

Bernard Laurent

Photo : Inter Bio Bretagne a organisé une visite de la laiterie de Kerguillet à Plouay, lors de l’une  des journées techniques consacrées à la filière.

La chèvre bio progresse
•2100 chèvres en production bio en Bretagne en 2009
•4ème rang des régions en France (Rhônes Alpes en 1er)
•43 élevages
•50% de l’effectif breton est en Morbihan
•90 chèvres en moyenne par élevage en 56
•Plus 8% d’effectifs entre 2009 et 2008 en Bretagne

Source: www.paysan-breton.fr

 

Une dizaine de producteurs de lait de chèvre de la Vienne ont investi, ce vendredi matin, l’hypermarché Leclerc de Poitiers. Après discussion avec le directeur, ils ont été autorisés à accéder au rayon fromages où ils ont informé quelques consommateurs sur les difficultés qu’ils rencontrent, dénonçant les coopératives laitières qui ne leur ont toujours pas annoncé à quel prix elles achèteront leur production du mois d’avril. « Ce comportement irrespectueux marque un très fort manque de considération envers la profession caprine, estiment-ils. Qui peut aujourd’hui accepter de travailler sans garantie de la hauteur de sa rémunération ? » Ils ont invité les clients à fixer eux-mêmes le prix de la bûchette Président. Ils croient savoir que ce prix pourrait être minoré de 29 € pour 1.000 litres. En 2009, le prix moyen pour 1.000 litres était de 545 €.

 
Le crottin de chavignol sera la vedette, dimanche, aux Caves de la Mignonne. Au menu de cette journée : dégustations et découverte de ce célèbre fromage. Et de nombreuses autres saveurs !

Amateurs de crottins de chavignol, affûtez vos papilles ! Dimanche, le célèbre fromage du Sancerrois qui bénéficie d’une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis 1976, dévoilera tous ses secrets et toutes ses saveurs aux Caves de la Mignonne.

« Cette année, on a choisi pour thème : des pommes, des poires… et des chavignol », annonce Mireille Faguet, la directrice-animatrice du syndicat du crottin de chavignol. Un thème original qui permettra de découvrir un savoureux mélange salé-sucré.

Ce dimanche, le crottin de chavignol devrait en tout cas dévoiler tous ses petits secrets. Un bar à lait permettra aux visiteurs d’apprécier le lait de chèvre et un stand de dégustation, d’apprécier le fromage lissé au lait de chèvre. Et chacun pourra découvrir les différents stades d’affinage du chavignol… avec un petit verre de vin, puisque le bureau interprofessionnel des vins du Centre-Loire sera aussi présent.

Et comme qui dit crottin dit chèvres, une quinzaine de biquettes seront les vedettes de la journée, les visiteurs pouvant même s’essayer à la traite !

Pour sa fête, le petit crottin du Sancerrois sait aussi s’entourer d’autres producteurs, locaux pour la plupart : un boulanger, un biscuitier, un apiculteur, un producteur de confitures bio, un producteur d’escargots, ainsi que quelques producteurs de saveurs d’ailleurs, de foies gras et de salaisons d’Auvergne. « C’est la première fois qu’il y aura du foie gras et des salaisons d’Auvergne, souligne la directrice-animatrice. On fait un essai ».

Sabrina Vernade

sabrina.vernade@centrefrance.com

Fête du crottin de chavignol aux Caves de la Mignonne, dimanche 2 mai, de 10 h 30 à 19 heures. Entrée gratuite.

Source: www.leberry.fr