Soins et nourriture pour les chevreaux

On 12 March 2009, in Nouvelles, by Lachevre

Le chevreau lorsqu’il est petit, demande des soins et des attentions particulières, tout comme on le ferait pour un être humain de cet âge. Les propriétaires de caprins doivent en tenir compte s’ils veulent garder tout leur élevage en bonne santé.

Les chevreaux à la naissance ont besoin de l’indispensable colostrum, ensuite ils auront besoin de lait, d’eau mais aussi qu’on leur taille les sabots, qu’on les marque d’un tatouage,etc, etc.

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Suivre des règles rigoureuses est vivement conseillé pour le soin de ses cabris. Si vous avez l’intention de faire de l’élevage de chèvres, si vous êtes éleveurs débutants, ou même pourquoi pas, si vous êtes plus expérimentés, vous trouverez dans le programme qui suit, les soins de bases indispensables.

Dès sa naissance et jusqu’au deuxième jour, le chevreau doit être nourri par sa mère, celle-ci en effet, lui apportera tous les nutriments nécessaires et vitaux, présents dans son premier lait appelé aussi colostrum. Cet élément est incontournable pour les défenses de son organisme. Le colostrum est mis à disposition du chevreau par sa mère dès qu’il naît. Il est sécrété pendant vingt quatre heures. Passé ce délai, la mère lui fournit un lait ordinaire.

Le colostrum est pauvre en graisse, mais riche en glucides, riche en protéines et en anticorps. Dans le but de toujours fortifier l’organisme du petit chevreau et d’éviter aussi les infections, l’éleveur doit appliquer à l’animal une solution de teinture d’iode à 7% sur l’extrémité du cordon ombilical qui vient d’être coupé et sur l’abdomen. Le petit doit aussi être placé sous abri avec sa mère ou une mère nourricière, pour que celui-ci soit correctement nourri, qu’il soit épargné du froid et protégé des éventuels prédateurs.

La mère et le petit doivent rester à l’abri au minimum une semaine. Au bout d’une semaine (voire un peu plus tôt) le petit peut être décorné. On pourra aussi procédé au premier vaccin. Le chevreau peut commencer à manger des céréales avec additifs probiotiques. L’écornage de l’animal peut-être exécuté lorsqu’on aperçoit (ou que l’on sent en le caressant) les petites pousses des cornes. La vaccination et les probiotiques servent à renforcer le système digestif. L’éleveur devra aussi veiller à la bonne alimentation du chevreau en apportant les quantités suffisantes, car ses besoins iront croissants, mais attention à la suralimentation…

La deuxième semaine , l’éleveur peut laisser le choix au petit et à sa mère en leur fournissant foin et eau dans l’abri, mais aussi en commençant à les laisser brouter l’herbe des pâturages avec le reste du troupeau pendant la journée. L’abri du chevreau et de sa mère doit aussi être tenu propre et sec et doit être parfaitement sécurisé. Leur couche doit être réservée dans un coin de l’abri et composée de pailles sèches et de quelques frisons.

La troisième semaine, l’éleveur doit administrer au chevreau son premier traitement contre la coccidiose. C’est aussi pendant la troisième semaine que les mâles qui ne seront pas destinés à la reproduction seront castrés. L’éleveur continuera de donner des céréales, foins et eau en alternance avec la pâture dans la journée.

La quatrième semaine est certainement la semaine la plus chargée pour l’éleveur. Le chevreau doit être vacciné contre le tétanos et le Clostridium Perfrigens de type C et D, le vaccin est administré sous cutanée. A ce stade, il ne faut pas oublier non plus que les sabots doivent être taillés, et que l’animal doit être vermifugé. Sixième semaine, seconde injection pour prévenir contre le tétanos et l’entérotoxémie. L’éleveur aura aussi à vérifier les mâles castrés pour voir si la castration a été correctement effectuée. Toujours alterner le pâturage avec le troupeau le jour, et fournir céréales, foins et eau dans l’abri.

La huitième semaine, il est temps de séparer les femelles des chevreaux non castrés. Il sera temps aussi de modifier les quantités dans l’alimentation. On donnera maintenant du foin deux fois par jour l’hiver, et seulement une fois l’été. Cette huitième semaine, on utilise les vermifuges et on taille les sabots. L’ animal peut également être tatoué. La neuvième semaine, autre injection d’Ovilis Toxomax en intraveineuse . Le chevreau est près alors à suivre le troupeau, mais tant qu’il est encore jeune il doit tout de même rentrer le soir à l’abri. Les éleveurs qui suivent ces quelques règles ont alors de bonnes chances d’avoir ensuite des adultes en bonne santé.

Source: Waliboo.com

 

La chèvre corse menacée par une épidémie

On 7 March 2009, in Nouvelles, by Lachevre

SAGONE (Corse-du-sud) – Présente sur les sentiers de l’île de Beauté depuis des millénaires, la chèvre corse est touchée par une épidémie qui la décime et met en péril la survie de l’ensemble de la filière professionnelle.

Non transmissible à l’homme mais incurable, cette épidémie, la paratuberculose, se transmet par voie orale lorsque son agent, une bactérie qui détruit l’intestin, est ingéré par la chèvre, à partir du lait contaminé de sa mère, des aliments, des excréments ou d’eau polluée.

Entre 8% et 10% des chèvres corses sont touchées et, sur les 129 cheptels testés dans les deux départements, 87, soit 67%, comptent au moins un animal porteur de la bactérie, selon une étude menée en 2008 par Myriam Chaudron, vétérinaire à la fédération régionale des groupes de défense sanitaire.

Sur les hauteurs de Sagone, au nord d’Ajaccio, au bout d’une longue piste ravinée, Clément Paoli dispose de 400 hectares de maquis pour faire paître son troupeau de 120 têtes: “Je dois à mon isolement la bonne santé de mes bêtes”, estime-t-il.

Mais, dit-il, sur la côte, plus au nord, un autre berger a moins de chance: “il est aux prises depuis des années avec la maladie. Tous les ans, il tue 15 ou 20 bêtes. Un véritable crève-coeur, d’autant qu’en apparence, ses chèvres sont en parfaite santé”.

“Cette maladie n’affecte pas les animaux de moins de deux ans et peut incuber pendant cinq ou six ans avant de se déclarer. Quand elle se manifeste, la chèvre n’assimile plus les protéines, dépérit, ne produit plus de lait et meurt en quelques jours”, explique Bérengère Tarent, vétérinaire à Sagone.

Eleveur à Albertacce, en Haute-Corse, Sébastien Costa ne décolère pas. Il y a quelques jours, il a provoqué un électrochoc en Corse en accrochant le cadavre d’une de ses chèvres à un panneau indicateur, au beau milieu d’un rond-point de Corte.

“La paratuberculose fait des ravages, la profession crève, mais comme cette maladie est sans danger pour l’homme, tout le monde s’en fout, nous ne sommes même pas indemnisés pour la perte de nos bêtes”, s’emporte-t-il.

“Nos chèvres ne servent pourtant pas qu’à nous faire vivre ou à faire joli dans le paysage, en mangeant les repousses de maquis, elles le nettoient et contribuent à la prévention des incendies”, soulignent les deux éleveurs.

Pour sauver les 30.000 Capra Corsa qui subsistent en Corse et les emplois –plus de 400 familles en vivent–, les éleveurs réclament un plan de sauvetage, le versement d’une indemnité compensatoire de 450 euros et –tout en sachant que ce n’est pas le remède-miracle– la mise à disposition du vaccin existant qui permettrait de reconstituer les troupeaux.

Toujours commercialisé en Espagne, au Portugal, en Grèce, ce vaccin a été retiré de la vente en France il y a quelques années, en raison du montant de la taxe réclamée au laboratoire pour sa mise sur le marché, selon Sébastien Costa.

“Entre la paratuberculose, la pression immobilière qui nous chasse, les voisins qui ne supportent plus les cloches de nos bêtes et se plaignent qu’elles mangent les fleurs de leurs jardins, nous sommes mal partis”, constate-t-il.

“Si rien n’est fait, dans dix ans, il n’y aura plus en Corse ni chèvres, ni chevriers. On va peut-être mourir mais pas en silence. Si les pouvoirs publics ne bougent pas, des chèvres mortes il y en aura sur tous les panneaux indicateurs de l’île”, menace-t-il.

Source: Romandie News

 

Une chèvre domestique entre dans le Guinness des Records. Elle le doit à ses cornes aux dimensions phénoménales !

Unclesam

La chèvre domestique qui est inscrite dans le Guinness des Records s’appelle Uncle Sam. Elle possède les cornes les plus longues du monde et celles-ci mesurent 132 centimètres ! Cette chèvre domestique vit dans la ville de Rothsville, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis. On ne connaît pas la recette utilisée par ses propriétaires pour faire « pousser » des cornes. Dans tous les cas, ils lui ont épargnés la brûlure de ses cornes à sa naissance. Cette pratique est courante chez certains éleveurs.

La chèvre domestique est un mammifère appartient à la famille des caprins ou caprinés. Cet animal a été domestiqué depuis fort longtemps et il est apprécié pour sa viande, pour son lait mais également pour sa peau. La chèvre est un animal de petite taille qui possède des cornes arquées. Elle est réputée pour son agilité et pour sa faculté à sauter. Les mâles sont appelés boucs, les petits sont des chevreaux ou des cabris.

Si Uncle Sam s’est fait remarqué pour ses cornes, d’autres de ses congénères sont appréciés pour leurs poils. C’est notamment le cas de la chèvre angora et de la chèvre du Cachemire dont les poils sont utilisés pour la fabrication du mohair.