Un bleu bio grand champion du Québec!

On 28 September 2009, in Nouvelles, by Charlotte

Alfred_le_fermier

C’était le grand bal annuel des fromagers du Québec, lundi. Leur soirée des Oscars, les Caseus. La médaille d’or a été remise au merveilleux Bleu d’Élisabeth de la petite fromagerie du Presbytère, à Sainte-Élisabeth-de-Warwick.

La fromagerie n’a que trois ans et utilise le lait biologique de la ferme Morin, qui se trouve de l’autre côté de la rue, pour faire tous ses fromages. Son bleu a reçu deux autres prix, dont celui du meilleur fromage bio. C’était une belle soirée pour le bio, car le Caseus d’argent est allé au Alfred le fermier, de la fromagerie artisanale La Station de Compton. Alfred, un unique fromage à croûte lavée, a remporté deux autres prix. Damafro s’est installé sur la troisième marche du podium, avec son populaire Chèvre noir, aussi sacré meilleur chèvre à pâte ferme.

Le concours était ouvert à toutes les fromageries du Québec, de la plus petite à la plus grande. C’est d’ailleurs La Sauvagine, d’Alexis de Portneuf-Saputo, qui a raflé le convoité prix du public.

Source: Cyberpresse.ca

 

Sartène

En début d’été, les services vétérinaires de Corse-du-Sud avaient mis en évidence la présence de la tuberculose dans un troupeau de bovins de la vallée de Tizzano, sur la commune de Sartène. Une enquête épidémiologique a alors été lancée et il s’est avéré que deux troupeaux de chèvres étaient en contact avec ces bovins avec lesquels ils partageaient les pâturages et les points d’eau. Les tests allergiques étant peu fiables, des recherches plus poussées ont été menées à l’abattoir de Cuttoli sur des carcasses de bêtes abattues volontairement. Des lésions évocatrices de la tuberculose ont alors été observées sur deux bêtes de l’un des troupeaux de chèvre.

Face à cette situation, par mesure de précaution, le troupeau de bovins (30 têtes) et le toupeau de chèvres (90 têtes) ont été abattus en juillet et en août.

Pour le troisième troupeau, le doute subsistant, il fallait prendre une décision, d’autant que les éleveurs fabriquent du fromage et que cette maladie est transmissible à l’homme. Une interdiction de vente de lait et de fromage a donc été prise il y a 4 mois, mais le maintien de ce troupeau peut également poser problème aux autres éleveurs qui veulent renouveler leur cheptel.

Le directeur des services vétérinaires a donc expliqué qu’une décision d’abattage avait été prise et qu’il convenait de faire adhérer l’éleveur à cette opération difficile et au plan d’indemnisation qui l’accompagne. Une décision difficile à accepter par ce couple d’éleveurs de la vallée de Tizzano, mais qui semble malheureusement inéluctable.

Le directeur des services vétérinaires précise que la présence de cette maladie, qui évolue très lentement au sein des troupeaux et qui est en phase de régression, semble limitée à cette vallée qui est assez isolée du reste de la région sartenaise.

Un suivi est toutefois assuré constamment par les services sur l’ensemble du département.

Source:Pierre Ciabrini du Corsematin.com

 

Présente sur les sentiers de l’île de Beauté depuis des millénaires, la chèvre corse est touchée par une épidémie qui la décime et met en péril la survie de l’ensemble de la filière professionnelle.

Paratuberculose

Non transmissible à l’homme mais incurable, cette épidémie, la paratuberculose, se transmet par voie orale lorsque son agent, une bactérie qui détruit l’intestin, est ingéré par la chèvre, à partir du lait contaminé de sa mère, des aliments, des excréments ou d’eau polluée.

Entre 8% et 10% des chèvres corses sont touchées et, sur les 129 cheptels testés dans les deux départements, 87, soit 67%, comptent au moins un animal positif, porteur de la bactérie, selon une étude menée en 2008 par Myriam Chaudron, vétérinaire à la fédération régionale des groupes de défense sanitaire.

Sur les hauteurs de Sagone, au nord d’Ajaccio, au bout d’une longue piste ravinée, Clément Paoli dispose de 400 hectares de maquis pour faire paître son troupeau de 120 têtes: «Je dois à mon isolement la bonne santé de mes bêtes», estime-t-il. Mais, dit-il, sur la côte, plus au nord, un autre berger a moins de chance: «Il est aux prises depuis des années avec la maladie. Tous les ans, il tue 15 ou 20 bêtes. Un véritable crève-coeur, d’autant qu’en apparence, ses chèvres sont en parfaite santé». «Cette maladie n’affecte pas les animaux de moins de deux ans et peut incuber pendant cinq ou six ans avant de se déclarer. Quand elle se manifeste, la chèvre n’assimile plus les protéines, dépérit, ne produit plus de lait et meurt en quelques jours», explique Bérangère Tarent, vétérinaire à Sagone.

Un cadavre de chèvre accroché à un panneau

Eleveur à Albertacce, en Haute-Corse, Sébastien Costa ne décolère pas. Il y a quelques jours, il a provoqué un véritable électrochoc en Corse en accrochant le cadavre d’une de ses chèvres à un panneau indicateur, au beau milieu d’un rond-point de Corte. «La paratuberculose fait des ravages, la profession crève, mais comme cette maladie est sans danger pour l’homme, tout le monde s’en fout, nous ne sommes même pas indemnisés pour la perte de nos bêtes», s’emporte-t-il. «Nos chèvres ne servent pourtant pas qu’à nous faire vivre ou à faire joli dans le paysage, en mangeant les repousses de maquis, elles le nettoient et contribuent à la prévention des incendies», soulignent les deux éleveurs.

Pour sauver les 30.000 Capra Corsa qui subsistent en Corse et les emplois –plus de 400 familles en vivent–, les éleveurs réclament la mise en place d’un plan de sauvetage, le versement d’une indemnité compensatoire de 450€ et –tout en sachant que ce n’est pas le remède-miracle– la mise à disposition du vaccin existant qui permettrait de reconstituer les troupeaux. Toujours commercialisé en Espagne, au Portugal, en Grèce, ce vaccin a été retiré de la vente en France il y a quelques années, en raison du montant de la taxe réclamée au laboratoire pour sa mise sur le marché, selon Sébastien Costa.

«Entre la paratuberculose, la pression immobilière qui nous chasse, les voisins qui ne supportent plus les cloches de nos bêtes et se plaignent qu’elles mangent les fleurs de leurs jardins, nous sommes mal partis, constate-t-il. Si rien n’est fait, dans dix ans, il n’y aura plus en Corse ni chèvres, ni chevriers. On va peut-être mourir mais pas en silence. Si les pouvoirs publics ne bougent pas, des chèvres mortes il y en aura sur tous les panneaux indicateurs de l’île.»

Source: Web-agri.fr