Le bouc a le droit de sentir le bouc

On 15 November 2009, in Nouvelles, by Charlotte
El_Kebab

Depuis un an, l’odeur du caprin semait la zizanie entre voisinsà Trébrivan (Côtes-d’Armor). Jusqu’à une expertise.
L’histoire

« Nous n’aurions jamais pensé être embêtés pour trois chèvres ! Si on habitait dans un bourg encore, on aurait pu comprendre ! Mais à la campagne… » soupirent Maryline et son compagnon Yann Le Meudec. Éleveurs amateurs de chèvres àTrébrivan, ils n’en reviennent toujours pas des proportions prisespar l’histoire qui les oppose à leur voisin.

La pomme de discorde s’appelle El Kebab, porte cornes et barbiche et comme tout bouc qui se respecte, fleure bon le fromage de chèvre au moment du rut. Odeur que le voisin a très vite jugée insupportable, il y a un an, quand le jeune couple s’est installé à la ferme. « C’est très spécifique. Je parlerai de parfum Bouc n° 5 », explique le plaignant.

Expertise

Les choses s’enveniment, au point d’en arriver aux insultes et même à des menaces. Une pétition est signée par le voisinage en faveur de l’animal, qui ne voudrait pas passer pour le bouc émissaire de l’histoire. « Tout le monde en rigole ! sourit Joël Croisier, maire du village. Trébrivan est une commune très rurale. Personne n’a jamais pensé à se plaindre de la présence d’un bouc ! »

Finalement, le 7 octobre, un expert est missionné pour décider si, oui ou non, El Kebab pue le bouc. Verdict, ses effluves virils n’ont rien d’incommodants. L’animal pourra donc continuer à compter fleurette à ses deux prétendantes. De son côté, Yann Le Medeuc « espère que tout ça va se calmer » et compte bientôt acquérir une ânesse…

Source: ouest-france.fr