Les éleveurs caprins sont en colère. Ils ont envahi, hier, les grandes surfaces de Bourges pour dénoncer l’écart des prix entre production et consommation. Les producteurs de crotin de Chavignol, l’appellation emblématique des fromages de chèvre est berrichonne, revendiquent un revenu décent.

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Les éleveurs de chèvres sont en colère. Afin de protester contre la baisse annoncée du prix du lait, une trentaine d’entre-eux ont manifesté hier dans plusieurs supermarchés de Bourges et Saint-Doulchard : Géant Casino, Carrefour et Leclerc.

Cette opération a été réalisée conjointement par la fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA), la Confédération Paysanne et les Jeunes agriculteurs du Cher. Des éleveurs de l’Indre étaient présents.

Baisse du prix du lait

Les éleveurs ont étiqueté les produits avec des messages revendicateurs tels que « entreprise qui élimine les éleveurs de chèvre » ou encore « soignons nos producteurs ».

Selon les éleveurs caprins, les transformateurs de lait prétextent une augmentation de la production nationale pour baisser le prix du lait des chèvres et baisser ainsi les revenus des paysans.

« Nous avons eu deux très mauvaises années. La revalorisation du lait a été conséquente, analyse Franck Moreau, président de la section caprine de la FRSEA de la région. Quand nous avons la tête qui sort de l’eau, on veut nous y replonger tout de suite. On ne peut pas gagner de l’argent, c’est inacceptable ». Les éleveurs appellent les consommateurs à boycotter les produits « d’entreprises qui éliminent les producteurs de chèvres ».

Guillaume Faucheron

Source: leberry.fr

 

Les éleveurs caprins s’invitent au rayon fromage

On 14 February 2010, in Nouvelles, by Charlotte

Sainte-Maure-de-Touraine. Inquiets d’une probable baisse du prix du lait,
des éleveurs de chèvres se sont invités, hier, dans une grande surface locale.

Au rayon fromage de l’Intermarché, des étiquettes supplémentaires ont fait, hier, leur apparition. « Entreprise mettant en péril les exploitations caprines », indiquait le texte apposé par les manifestants sur différents produits. Après avoir été épargnés par la crise, les éleveurs caprins sont en effet gagnés par l’inquiétude.

« Les industriels nous annoncent des baisses de prix, explique Édouard Guibert, représentant des éleveurs de chèvres au sein de l’UDSEA. C’est le résultat d’une part d’une consommation de fromages de chèvres qui stagne un peu et d’une forte production de lait cette année. De plus, dans le même temps, la France importe toujours du lait espagnol ou hollandais. L’opération d’aujourd’hui a pour but de faire pression sur les entreprises industrielles pour stigmatiser leurs produits. » Les bûchettes de chèvre fabriquées industriellement ont donc été estampillées par les manifestants. Pour mieux attirer l’attention du consommateur sur la différence entre ces produits peu onéreux et les fromages qui respectent le cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée.

L’opération ne visait donc pas spécifiquement la grande surface. Le directeur de l’hypermarché, Stéphane de Fontenay, est d’ailleurs venu à la rencontre des éleveurs caprins. Une discussion sur le prix des différents produits ainsi que sur la marge qu’en tire le distributeur s’est engagée. « Je suis propriétaire du magasin, donc indépendant, expliquait-il. Sur les produits locaux, je discute des prix avec le producteur. En revanche, concernant les produits industriels, c’est ma centrale d’achat qui négocie. »
Les éleveurs en tout cas sont inquiets, d’autant plus que de nombreux jeunes ont été incités à s’installer ces dernières années.

Caroline Devos

Source: lanouvellerepublique.fr