Tourette-Levens : Une chèvre tuée lors d’une nouvelle attaque de chiens errants

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Après la sauvage agression dont ont été victimes leurs six animaux, dont trois chevrettes, Jean et Marie-Rose donnent six biberons par jours aux bébés. Ils devaient être allaités encore un mois, mais leur mère est morte égorgée. : P.C

Les chiens tueurs d’animaux sont de retour à Tourrette-Levens. Une chèvre égorgée, un bouc profondément entaillé au cou, trois chevrettes blessées aux pattes et une autre chèvre qui ne parvient toujours pas à se lever : les chiens errants ont fait un véritable carnage en ce début de semaine.

Il était 8 h 30 ce lundi matin, quand Jean Houpert, habitant le quartier de la Rocca, a entendu des bêlements stridents et des aboiements venant de sa bergerie, située en contrebas de sa maison.

« Je suis immédiatement descendu voir ce qui se passait et j’ai vu quatre chiens surexcités et menaçants, me montrant leurs crocs ensanglantés. Autour d’eux, les chèvres bêlaient de toutes leurs forces, il y avait du sang partout : sur le foin au sol et sur les murs ».

« Ils ont goûté au sang »

Immédiatement, il remonte chez lui, prend son fusil de chasse et redescend précipitamment pour tirer en direction des chiens et les faire fuir. Dans l’action, une femelle croisée berger allemand est tuée sur le coup, les trois autres s’enfuient, un sera rattrapé car éventré par le bouc.

« J’ai cru que nos animaux étaient tous morts, pas un ne bougeait dans l’enclos ».

Déjà traumatisés par la perte d’une chèvre dans les mêmes conditions il y a tout juste un an, Jean et sa femme Marie-Rose ont fait installer une clôture électrique et une porte de 1,40 mètre de haut bloquant l’accès à la petite bergerie. En vain.

Les chiens errants ont mordu les chèvres par les pattes arrières pour les faire tomber et ensuite atteindre leur cou.

« Ils commettent ce genre d’attaques quand ils ont goûté au sang » s’insurge Marie-Rose.

Résultat pour cette famille traumatisée, deux chevrettes se retrouvent aujourd’hui sans mère. Le couple doit leur donner six biberons par jour. Sans compter les piqûres d’antibiotiques et le nettoiement des plaies avec un antiseptique.

« Si ces chiens croisent des promeneurs ou des enfants sur leur chemin, que se passera-t-il ? » se demande Alain Bes, un voisin habitant le Frogier. L’automne dernier, ses chats sont morts, eux aussi attaqués par des chiens errants (lire notre édition du 20 novembre 2007).

Pure coïncidence ?

« Ce sont les mêmes qui ont tué nos chats. J’ai pris une photo l’an dernier où l’on voit clairement que le pelage correspond avec l’animal tué à la bergerie ».

Une plainte a été déposée à la gendarmerie. Par chance, les chiens sont pucés et badgés et une piste mènerait aux hameaux environnants. Serait-ce enfin la fin de ces chiens tueurs ?

Patrice Castelli
Source: nice.maville.com

 

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