La station protège une espèce rare de chèvres

Station

Les boucs s’adaptent bien aux pâturages de la station. (PHOTO K. C.)

Gérée par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la station de lagunage héberge des volatiles. Logique. Mais elle accueille aussi un cheval et des moutons. Depuis octobre, elle a même des boucs !

Sus aux pesticides

Et pas n’importe lesquels. « Nous avons choisi la chèvre des fossés, utilisée autrefois pour entretenir les talus, en Normandie et en Bretagne surtout », explique l’animateur, Christophe Boucher.

Exactement ce que cherchait la LPO pour remplacer le désherbage chimique pratiqué jusqu’il y a deux ans, sur les enrochements autour des lagunes, où le fauchage est impossible. « Le désherbage thermique s’avérait trop long sur 6 kilomètres. Alors, on a pensé à des animaux qui mangent de tout. »

Les neuf boucs sont arrivés de l’écomusée de Rennes. Car ils appartiennent à l’espèce de la chèvre des fossés, dont il ne reste que 350 spécimens en France. Du coup, la station qui contribue à sa sauvegarde, est entrée dans le réseau chèvres des fossés.

Année pilote

Pour l’heure, les caprins ont été placés autour de deux lagunes. Parallèlement, un inventaire des plantes des enrochements a été fait au printemps dernier. C’est une première pour voir l’impact des chèvres sur la végétation. « Si elles ne mangent pas de tout, on complétera par un fauchage mécanique. Sinon, on en mettra trente en tout autour des six lagunes. »

Source: SUD OUEST.com

 

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