Les producteurs de lait de chèvre refusent de baisser leur prix de vente et s’en prennent à Eurial-Poitouraine

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Lundi 8 février 2010, des producteurs de lait de chèvre venus de Vendée, Vienne et Deux-Sèvres ont fait retirer des rayons de grandes surfaces les produits de la marque Soignon, distribuée par Eurial-Poitouraine

LES PRODUCTEURS S’EN PRENNENT A EURIAL-POITOURAINE

L’opération “coup de poing” du lundi 8 février à Niort fait suite à une série de manifestations qui avaient eu lieu en guise d’avertissement. Alors qu’Eurial-Poitouraine s’était engagé au printemps 2009, à ne pas toucher au prix d’achat du lait de vache, à l’automne, la coopérative annonçait unilatéralement qu’elle baisserait néanmoins les prix. De leur côté, les producteurs demandent un supplément de 15 € pour 1000 litres de lait. Du côté des grandes surfaces, on donne l’impression de comprendre le problème des éleveurs et, lundi 8 février, on a laissé faire…

MANIFESTATION DU 29 OCTOBRE 2009

Environ 250 éleveurs de chèvres venus de plusieurs régions vaient déjà manifesté le 29 octobre 2009 près de St-Maixent dans les Deux-Sèvres. Ils ciblaient particulièrement la laiterie de Soignon. Ils avaient reçu dernièrement un courrier du groupe Eurial-Poitouraine auquel adhère ladite laiterie, leur faisant part de son souhait de baisser de 50 € la tonne, son prix d’achat du lait aux producteurs. Pour l’heure la situation des producteurs de lait de chèvre n’a rien de comparable avec celle des producteurs de lait de vache, mais ils prennent les devants, en un mouvement indépendant, afin de ne pas se retrouver dans une situation aussi périlleuse que celle de leurs collègues. Situation dont ils se disent solidaires mais pas au point de la partager ! Les producteurs ont d’autant plus l’intention de maintenir la pression qu’ils veulent demander une augmentation de leur prix de vente du lait de chèvre, dès le printemps prochain.

Source: france3.fr

 

Charolais chèvre: une AOC attendue et méritée

On 5 February 2010, in Nouvelles, by Charlotte

Le chèvre Charolais est le dernier fromage a avoir obtenu la prestigieuse appellation d’origine contrôlée, par décret ce 21 janvier. Une référence incontestable dans un univers qui comptait à ce jour 45 AOC fromagères, deux pour les beurres et un pour la crème.La Rigotte de Condrieu ayant obtenu cette reconnaissance en janvier 2009.

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Alors que la région charolaise est surtout connue pour ses bovins, elle n’en abrite pas moins la première zone de fabrication de fromages fermiers de France.

Quatre départements délimitent cette zone AOC, située essentiellement en Bourgogne du sud, dont l’épicentre est Charolles: l’Allier, la Saône-et-Loire, la Loire et le Rhône.

L’élevage caprin, complémentaire à son frère bovin, est originellement dévolu aux femmes. Un travail et surtout un revenu complémentaire généré par des ventes à la ferme et sur les marchés.

Actuellement, cet élevage s’est à la fois développé et professionnalisé pour devenir une activité économique à part entière, valorisée par le Syndicat de défense du fromage charolais.

Outre sa forme originale, un gros bouchon de 250 à 310 grammes, de 7 cm de haut et 6 cm de diamètre minimum à mi hauteur, le chèvre Charolais peut être considéré comme un véritable fromage de garde qui sait s’affiner avec le temps (Minimum 16 jours).

Plein de caractère, il gagne à être servi chambré pour exhaler toute sa personnalité et son onctuosité intérieure. Une onctuosité très aromatique, protégée par une croûte à la couleur blanche, crème, voire légèrement bleutée, selon la durée d’affinage.

Les amateurs le consomment aussi en dessert avec du miel, de la confiture, ou encore un carré de chocolat très cacaoté.

Du côté des vins, si le Mâcon constituent un bel accord, son voisin le Montagny (1er Cru par exemple) ne renie pas l’alliance.

A Lyon, Etienne Boissy, Meilleur Ouvrier de France, fromager affineur à la fromagerie Mons (Maréchal aux Halles de Lyon Paul Bocuse *) nous présente ce fromage délicat. Il le recommande aussi bien pour les repas au quotidien, les en-cas gourmands avec une belle tranche de pain paysan, que pour les plateaux de fêtes.

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  • Maréchal Fromager-Affineur

Halles de Lyon Paul Bocuse

102 Cours Lafayette

Lyon 3è

Téléphone: 04 78 62 36 77

Source : lyon-saveurs.fr

 

Par : Danielle Jacques, agronome, Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec

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Photo : Evelyne La Roche

De par le nombre de fermes caprines recensées, le Centre-du-Québec, la Montérégie, la Chaudière-Appalaches et l’Estrie figurent certainement parmi les régions où l’industrie caprine a connu un essor au cours des 15 dernières années. Voilà de quoi réjouir les agents de développement économique, les producteurs, la relève et les transformateurs, sans oublier les consommateurs.

Alors que les produits laitiers caprins sont assez visibles dans nos supermarchés, la viande caprine se fait plus discrète malgré ses qualités (tendreté, saveur, faible teneur en matière grasse). Selon le Portrait des marchés des produits de la chèvre au Québec réalisé en 2007, les producteurs optent davantage pour la vente directe de viande aux consommateurs (principalement les découpes et les produits transformés : saucisses, pâtés, terrines, etc.) et la vente de carcasses aux restaurateurs. Les communautés ethniques étant les principaux consommateurs, l’approvisionnement de cette clientèle est à intensifier pour diminuer la part de marché occupée par l’importation qui est très présente. Il faut aussi poursuivre les efforts auprès de la population en général afin que la viande caprine se taille une plus grande place parmi les viandes de spécialité (cerf, émeu, agneau, etc.) qui gagnent en popularité.

Deux races dédiées
Qui dit viande caprine, dit surtout chevreaux de boucherie. On observe en effet deux tendances au Québec. Des éleveurs de chèvres de race pure (Boer principalement, suivie de Kiko en plus petit nombre) ou croisées à dominance bouchère produisent des chevreaux légers et lourds. D’autres engraissent des chevreaux issus de troupeaux de chèvres laitières. En théorie, on peut produire de la viande à partir de n’importe quelle race, mais une bonne musculature, un taux élevé de chair par rapport aux os et une croissance rapide sont les critères recherchés.
D’origine très lointaine (mélange de gènes d’Afrique du Sud, de l’Inde et de l’Europe), la Boer est robuste, calme et docile. C’est l’une des races de chèvre les plus prolifiques au monde, produisant en moyenne de 1,6 à 2,25 petits par portée selon les saisons et la conduite d’élevage. Le poids moyen à la naissance est de 4 à 5 kg et on peut s’attendre à un gain moyen journalier de 200 g sur pâturage naturel et de plus de 250 g en production intensive.

Originaire de Nouvelle-Zélande, la Kiko résulte de croisements de diverses races dans le but d’obtenir une chèvre maternelle, ayant une capacité bouchère améliorée et pouvant se nourrir principalement de pâturages naturels. Elle est de nature brouteuse et possède une résistance accrue aux parasites internes. Les chevreaux, qui pèsent entre 2,5 et 3 kg à la naissance, sont d’une vigueur impressionnante, prenant leur première tétée très rapidement.

Quelques aspects de l’élevage

Au Québec, la majorité des élevages caprins sont en stabulation libre avec accumulation de litière. Tout comme la chèvre laitière, la chèvre de boucherie a besoin de bonnes conditions de logement (ventilation, protection contre les courants d’air, litière sèche, etc.), mais s’accommode de températures un peu plus basses. Il est donc possible de rénover un bâtiment existant pour en faire une chèvrerie semi-isolée, tout en prévoyant une meilleure isolation pour les mises bas hâtives et des lampes infrarouges dans les loges de maternité lors des grands froids.
En ce qui concerne l’alimentation, le lait des chèvres de boucherie sert uniquement aux jeunes; il n’existe pas d’inconvénient à laisser les jeunes avec leurs mères, bien au contraire. On introduit toutefois des concentrés appétissants dès la première semaine afin de pouvoir sevrer, le temps venu, des chevreaux habitués à consommer des aliments solides en quantité, ce qui favorisera un gain de poids rapide et une bonne production de muscle. Un foin jeune de bonne qualité est aussi servi.

Ces renseignements sont tirés de l’ouvrage intitulé L’élevage de la chèvre publié récemment par le CRAAQ. Pour en savoir plus sur l’élevage de la chèvre de boucherie, ou encore sur la chèvre laitière et la chèvre Angora, adressez-vous à votre conseiller agricole ou procurez-vous cette nouvelle publication en visitant le site www.craaq.qc.ca.

Source: forum17.com

 

Le chèvre charolais estampillé AOC

On 28 January 2010, in Nouvelles, by Charlotte

Le décret est enfin paru. Le chèvre charolais a son AOC. Il rejoint ainsi les 33 AOC de Saône-et-Loire et devient la 49e appellation fromagère de France

Selinfo

L’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) avait donné un avis favorable le 8 janvier 2009 pour la reconnaissance en AOC du fromage de chèvre charolais. Il a fallu un an pour que cette reconnaissance devienne effective avec la parution du décret au Journal Officiel, le 21 janvier 2010. C’est l’aboutissement de plus de quinze année de démarches.
Un long chemin

En 1992, les producteurs de fromages charolais et mâconnais se sont regroupés au sein de l’Association Fromages de Chèvre Charolais et Mâconnais (FCCM) qui a élaboré un dossier de demande d’accession à l’AOC pour les deux produits. Après les commissions d’enquête diligentées en 2001, l’INAO et les experts de la
Commission d’enquête Charolais ont débuté le travail sur la zone en juillet 2005. Un peu plus d’un an plus tard, la délimitation définitive de la zone de production fut validée. La mise à l’enquête publique eut lieu d’août à octobre 2007. Mais en 2008, le Comité National AOP n’émet pas d’avis sur la reconnaissance du Syndicat de Défense du Fromage Charolais en qualité d’organisme de défense et de gestion, étape précédant la reconnaissance en AOC, ni sur le projet d’aire géographique définitif. Le comité national demande alors à la commission
d’enquête de continuer ses travaux, en prenant en compte divers aspects. En juillet 2008, la Commission d’enquête revient donc sur la zone. (La zone de l’AOC s’étend dans un rayon de 60 km autour de Charolles sur quatre départements : l’Allier, la Loire, le Rhône et la Saône-et-Loire, mais essentiellement en Saône-et-Loire). Quelques mois plus tard, nouvelle présentation, cette fois concluante, du dossier Charolais.
Un fromage de traditions

Le Charollais est l’un des plus gros fromages de chèvre. Il pèse entre 250 et 310 grammes, mesure 7 cm de hauteur et 6 cm de diamètre minimum. Le fromage Charollais est fabriqué au lait cru et entier. Moulé à la louche dans de hautes faisselles, il est ensuite retourné manuellement deux fois par jour. C’est seulement au bout de trois jours qu’il prend sa forme typique. Il est ensuite démoulé et affiné sur claie en hâloir. Il peut bénéficier de l’appellation AOC au bout de 16 jours d’affinage.
Le Conseil général, comme l’ensemble des acteurs du département ayant œuvré à l’aboutissement de ce dossier, peut se féliciter de cette décision. Développer des AOC, c’est ancrer une production de qualité dans un terroir et contribuer ainsi à son développement économique.

Source: selinfo.fr

 

Fromage de chèvre – Le charolais reconnu 46e Aoc

On 28 January 2010, in Nouvelles, by Charlotte

Charolais

Le Charolais, un fromage fabriqué à partir de lait de chèvre cru entier, est devenu le 46e fromage à bénéficier d’une appellation d’origine contrôlée (Aoc), a annoncé lundi l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao). De forme cylindrique verticale légèrement bombée, le Charolais est reconnaissable à sa pâte de couleur crème et à sa hauteur de 7 à 8,5 cm.

Le Charolais, un fromage fabriqué à partir de lait de chèvre cru entier, est devenu le 46e fromage à bénéficier d’une appellation d’origine contrôlée (Aoc), a annoncé lundi l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao). De forme cylindrique verticale légèrement bombée, le Charolais est reconnaissable à sa pâte de couleur crème et à sa hauteur de 7 à 8,5 cm.

Source: web-agri.fr